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Vous lisez "La déresponsabilisation du politique aux dépens de l'expert, vrai scandale de l'épidémie de chikungunya ", un article publié le 17/05/2006 à 18:40 sur LSZ Blog

Mercredi 17 Mai 2006

La déresponsabilisation du politique aux dépens de l'expert, vrai scandale de l'épidémie de chikungunya - LSZ

A la question semble-t-il embarrassante (1) (2) de savoir si il n'y aurait pas eu quelques cafouillages dans la gestion de la crise du chikungunya qui auraient pu être préjudiciables aux quelques 250000 réunionnais affectés par cette arbovirose, il est d'usage d'entendre les politiques affirmer que cette question, invariablement qualifiée de "polémique", n'a pas lieu d'être. Et pourquoi donc ?
Il ne s'agit pas de désigner un coupable dans la survenue de cette épidémie, mais de tenter de comprendre si certaines choses ont mal fonctionné, tout ceci dans le but louable d'éviter que pareil mésanventure ne se reproduise trop rapidement.
Mais voilà, la chose semble entendue, nul besoin d'attendre les résultats de la mission d'information sur l'épidémie , encore moins de créer une commission d'enquête parlementaire. Au regard de ce que les experts ont dit savoir de cette maladie, et de l'analyse du risque qu'ils en ont donné, il n'est, nous dit-on, pas imaginable de concevoir que les choses aient pu se passer différement. La réponse est un peu courte, messieurs !
Sans préjuger du fait de savoir si l'avis des experts qui se sont prononcés sur cette maladie ait pu être erroné et serait ou non susceptible d'engager leur responsabilité (3), la parole de ces experts peut-elle soustraire le politique de sa responsabilité ?
Certainement pas, pour la simple raison qu'un expert n'étant pas un élu, il ne saurait avoir la légitimité démocratique qu'impose la prise de décision dans l'action publique.
Le domaine de l'expert se limite théoriquement à l'évaluation du risque, éventuellement assorti d'un avis sur la réponse à y apporter, la gestion effective de ce risque restant en principe de la compétence du décideur, c'est à dire de l'homme politique. L'avis de l'expert se résume donc en principe à un avis consultatif, à une aide à la décision, laquelle reste de la seule responsabilité du politique. Mais quoi de plus tentant pour le décideur qui voudrait ne pas assumer entiérement la responsabilité de ses actes (ou de son inaction) que de vouloir déplacer le curseur de cette responsabilité sur l'avis de l'expert. Celà pose un probléme qui va bien au-delà de la simple morale politique, puisqu'il s'agit en fait du probléme du controle démocratique de l'action publique. Si le politique est élu, et redevable de ses actions au moins devant les électeurs, qu'en est-il de l'expert ?
Messieurs les politiques, assumez donc les responsabilités qui vous sont confiées, et cessez de vous défausser sur ces fameux experts qui dans cette dramatique épidémie de chikungunya ne sont que des alibis pour écarter des interrogations légitimes, fussent-elles embarrassantes. Etre persuadé de son irresponsabilité ne peut que favoriser l'impuissance et l'inhibition de l'action publique. Assumer ses responsabilités est une exigence démocratique.
Etre persuadé de son irresponsabilité, c'est véritablement là que commence le scandale de l'épidémie de chikungunya.

  1. Chikungunya, quand le politique s'intéresse aux arboviroses (1), J.-Y. Nau, Rev Med Suisse. 24 Fev 2006;(55): [Lire]

  2. Chikungunya, quand le politique s'intéresse aux arboviroses (3), J.-Y. Nau, Rev Med Suisse. 12 Mai 2006;(66): [Lire]

  3. Chikungunya, quand le politique s'intéresse aux arboviroses (2), J.-Y. Nau, Rev Med Suisse. 3 Mars 2006;(56): [Lire],



Mise à Jour du 19 mai 2006
"Impressionnant ! Interviewé par Jean-Marc Collienne sur Antenne Réunion dans le JT de 19h, Dominique de Villepin a esquivé chacune des questions embarrassantes.
"L'Etat a-t'il une responsabilité dans le retard pris pour combattre l'épidémie de chikungunya ? "
"Ce n'est pas ça qui est important ... blablabla ... je travaille pour la population ... blablabla ... la réaction des Réunionnais a été remarquable ... blablabla ..."
[...] A repasser en boucle dans les écoles de journalisme comme modèle de langue de bois"

Langue de bois en béton armé, Pierrot Dupuy, 18 mai 2006 [Lire]
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