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Lundi 22 Mai 2006

Journée mondiale de la biodiversité - LSZ

C'est aujourd'hui la journée mondiale de la biodiversité, événement paradoxalement passé sous silence dans la presse réunionnaise de ce jour. Cette indifférence est en effet paradoxale pour cette île internationalement reconnue comme un "hot spot" de la biodiversité, mais aussi devenue le symbole de la destruction de la nature par l'homme, et plus récemment de l'émergence d'organismes pathogénes dont il ne devrait plus échapper à personne qu'ils sont devenus partie intégrante du changement global. Les enjeux liés à la perte de la biodiversité sont, on le devine, considérables, et nous concernent tous. Le site "Biodiversité 2007", lancé par Hubert Reeves et la Ligue ROC à l'occasion de cette journée mondiale de la biodiversité, constitue une initiative bienvenue dans ce silence médiatique, et ne peut que résonner favorablement dans le coeur d'un îlien.

La Réunion est doté d'un patrimoine exceptionnel:
Lors de la découverte de l'île jusqu'alors inhabitée de la Réunion, les marins et les naturalistes ont été frappés par l'abondance et l'originalité de la faune et de la flore : tortues géantes, oiseaux non volants, plantes inconnues ...
Aujourd'hui encore, ce petit rocher volcanique ne manque pas d'atouts, et il est bon de rappeler à quel point cette île peut être extraordinaire. On y dénombre pas moins de 130 types de milieux naturels, relativement intacts si on les compare aux autres îles des Mascareignes (à titre d'exemple, la forêt primaire occupe encore 30 % de la surface de l'île contre à peine 5 % à l'île Maurice). La faune et la flore y sont caractérisées par un niveau d'endémisme trés important. Les récifs coralliens y ont été identifiés comme l'un des 10 hot spots de la biodiversité marine au plan mondial. Le patrimoine géologique n'est pas en reste, avec le Piton de la Fournaise qui est l'un des volcans les plus actifs au monde, et le Piton des Neiges, point culminant de l'Océan Indien qui abrite des structures géologiques uniques au monde, les Cirques, "véritable endémisme géologique de la Réunion".
Il en résulte une grande diversité de paysages, souvent grandioses, qui donnent tout son cachet et sa richesse à cette "île intense".

Ce patrimoine remarquable est menacé (1):
Les îles Mascareignes sont devenues des symboles mondiaux de la destruction de la nature par l'homme, avec l'extinction de plusieurs dizaines d'espèces de vertébrés et la disparition d'écosystèmes entiers, notamment dans les zones de basse altitude, là où l'homme s'est installé. Ainsi, à la Réunion, depuis 400 ans, il y a eu environ 148 espéces qui ont définitivement disparu (dont le solitaire de Bourbon, cousin du célébrissime dodo mauricien). Actuellement, 24% des mammifères, 12% des oiseaux, 25% des reptiles, 20% des amphibiens et plus d'une plante sur huit sont menacés d'extinction. L'introduction d'espéces exotiques, l'urbanisation incontrôlée, l'agriculture, l'exploitation forestiére, l'activité industrielle, la pollution issue de l'activité humaine, le réchauffement climatique sont les principaux coupables.

La Réunion fait l'objet d'une attention particuliére pour la richesse de sa biodiversité. A l'heure où l'île connait de grands travaux et voit sa population s'accroître rapidement, une politique accrue de préservation des milieux naturels s'impose pour ne pas répéter les erreurs du passé. A l'heure du chikungunya, les liens (2) qui peuvent exister entre la mondialisation des échanges, la preservation des ecosystémes et les changements climatiques, qui constituent autant de mécanismes agissant sur les caractéristiques des milieux naturels et la dynamique des espéces, en particulier celle des vecteurs et des reservoirs de maladie, doivent être d'avantage mis en lumiére. Les enjeux sont considérables, tant ils sont porteurs d'espoir mais peuvent aussi mettre en péril l'économie et la santé des populations.


  1. Stratégie réunionnaise pour la biodiversité
  2. Biodiversité et santé des populations: perspectives pour le futur

Mercredi 17 Mai 2006

La déresponsabilisation du politique aux dépens de l'expert, vrai scandale de l'épidémie de chikungunya - LSZ

A la question semble-t-il embarrassante (1) (2) de savoir si il n'y aurait pas eu quelques cafouillages dans la gestion de la crise du chikungunya qui auraient pu être préjudiciables aux quelques 250000 réunionnais affectés par cette arbovirose, il est d'usage d'entendre les politiques affirmer que cette question, invariablement qualifiée de "polémique", n'a pas lieu d'être. Et pourquoi donc ?
Il ne s'agit pas de désigner un coupable dans la survenue de cette épidémie, mais de tenter de comprendre si certaines choses ont mal fonctionné, tout ceci dans le but louable d'éviter que pareil mésanventure ne se reproduise trop rapidement.
Mais voilà, la chose semble entendue, nul besoin d'attendre les résultats de la mission d'information sur l'épidémie , encore moins de créer une commission d'enquête parlementaire. Au regard de ce que les experts ont dit savoir de cette maladie, et de l'analyse du risque qu'ils en ont donné, il n'est, nous dit-on, pas imaginable de concevoir que les choses aient pu se passer différement. La réponse est un peu courte, messieurs !
Sans préjuger du fait de savoir si l'avis des experts qui se sont prononcés sur cette maladie ait pu être erroné et serait ou non susceptible d'engager leur responsabilité (3), la parole de ces experts peut-elle soustraire le politique de sa responsabilité ?
Certainement pas, pour la simple raison qu'un expert n'étant pas un élu, il ne saurait avoir la légitimité démocratique qu'impose la prise de décision dans l'action publique.
Le domaine de l'expert se limite théoriquement à l'évaluation du risque, éventuellement assorti d'un avis sur la réponse à y apporter, la gestion effective de ce risque restant en principe de la compétence du décideur, c'est à dire de l'homme politique. L'avis de l'expert se résume donc en principe à un avis consultatif, à une aide à la décision, laquelle reste de la seule responsabilité du politique. Mais quoi de plus tentant pour le décideur qui voudrait ne pas assumer entiérement la responsabilité de ses actes (ou de son inaction) que de vouloir déplacer le curseur de cette responsabilité sur l'avis de l'expert. Celà pose un probléme qui va bien au-delà de la simple morale politique, puisqu'il s'agit en fait du probléme du controle démocratique de l'action publique. Si le politique est élu, et redevable de ses actions au moins devant les électeurs, qu'en est-il de l'expert ?
Messieurs les politiques, assumez donc les responsabilités qui vous sont confiées, et cessez de vous défausser sur ces fameux experts qui dans cette dramatique épidémie de chikungunya ne sont que des alibis pour écarter des interrogations légitimes, fussent-elles embarrassantes. Etre persuadé de son irresponsabilité ne peut que favoriser l'impuissance et l'inhibition de l'action publique. Assumer ses responsabilités est une exigence démocratique.
Etre persuadé de son irresponsabilité, c'est véritablement là que commence le scandale de l'épidémie de chikungunya.

  1. Chikungunya, quand le politique s'intéresse aux arboviroses (1), J.-Y. Nau, Rev Med Suisse. 24 Fev 2006;(55): [Lire]

  2. Chikungunya, quand le politique s'intéresse aux arboviroses (3), J.-Y. Nau, Rev Med Suisse. 12 Mai 2006;(66): [Lire]

  3. Chikungunya, quand le politique s'intéresse aux arboviroses (2), J.-Y. Nau, Rev Med Suisse. 3 Mars 2006;(56): [Lire],



Mise à Jour du 19 mai 2006
"Impressionnant ! Interviewé par Jean-Marc Collienne sur Antenne Réunion dans le JT de 19h, Dominique de Villepin a esquivé chacune des questions embarrassantes.
"L'Etat a-t'il une responsabilité dans le retard pris pour combattre l'épidémie de chikungunya ? "
"Ce n'est pas ça qui est important ... blablabla ... je travaille pour la population ... blablabla ... la réaction des Réunionnais a été remarquable ... blablabla ..."
[...] A repasser en boucle dans les écoles de journalisme comme modèle de langue de bois"

Langue de bois en béton armé, Pierrot Dupuy, 18 mai 2006 [Lire]

Mardi 16 Mai 2006

Chikungunya: copier-coller de la DRASS Réunion - LSZ

Faut-il être à ce point aussi peu inspiré pour reprendre mot à mot sur le site de la DRASS Réunion de larges extraits du contenu de ce document sur l'historique de la chikungunya ?
Celà pourrait prêter à sourir. Mais dans le cas précis, s'agissant de professionnels dont on attend une rigueur et une expertise à la hauteur de leurs responsabilités, je trouve réellement pitoyable de reprendre telle quelle cette information. En effet, puisque j'en suis l'auteur, je sais qu'elle ne figure nulle part ailleurs sous cette forme, à moins d'avoir été recopiée sur ce site. Par conséquent, la question se pose de savoir si ceux qui reprennent cette information à leur compte en ont bien vérifier l'exactitude avant de la republier au mot prés et de maniére trés officielle sur un site gouvernemental ?

Maj 31 octobre 2006 Les sites officiels semblent vraiment être en manque d'originalité lorsqu'il s'agit de retracer l'historique du chikungunya.

Jeudi 11 Mai 2006

Chikungunya: des chiffres de mortalité publiés il y a plusieurs années - LSZ

Certaines publications scientifiques avancent des chiffres de mortalité globale liée à la fiévre chikungunya (cf infra). Ce qui interpelle, et c'est un euphémisme lorsque l'on se souvient qu'il y a moins de 4 mois de nombreux experts assuraient que cette maladie n'était pas mortelle (cf Maj 1), est que ces publications sont antérieures de plusieurs années à l'épidémie de chikungunya qui sévit actuellement dans l'Océan Indien.
Dès lors, une question se pose et même s'impose: la certitude initiale de bénignité de cette affection reposait-elle sur une analyse exhaustive des données de la littérature ou ne s'agissait-t-il que d'un argument d'autorité aux conséquences bien fâcheuses ?
Je doute qu'il n'y ait jamais de réponse à cette question, qui pour légitime qu'elle soit, n'en briserait pas moins le tabou de la recherche de responsabilités.



"Chikungunya and dengue viruses, for example, cause death in less than one out of 100 infections" (les virus de la dengue et du chikungunya, par exemple, sont mortels dans moins d'une infection sur 100)
Extrait de Evolution of Infectious Disease (Oxford Univeristy Press - ISBN: 0195111397), Octobre 1996 par Paul Ewald Department of Biology, Amherst College, Amherst, Massachusetts, USA




"The average fatality rate is 0.4 % (2.8 % in children and 1.6 % in elderly people)" (Le taux de mortalité moyen est de 0,4 % (2,8 % chez les enfants et 1,6 % chez les personnes âgées).)
Extrait de ZOONOSES: Infectious Diseases Transmissible from Animals to Humans (ASMPress - ISBN: 1-55581-236-8), Juillet 2003 par Hartmut Krauss & coll.


(Maj 1) L'INVS affirmait encore le 18 août 2006 qu'"aucun cas mortel d'infection à Chikungunya n'avait été rapporté lors des épidémies précédant celle de la Réunion" [Lire]

Jeudi 4 Mai 2006

Grand Raid 2006: la chikungunya fait fuir les concurrents - LSZ

Conséquence probable de l'épidémie de chikungunya à la Réunion, il n'y a pas assez de concurrents résidant à la Réunion pour justifier un tirage au sort pour le Grand Raid 2006, en raison de quoi tous les inscrits sont retenus (du jamais vu ces derniéres années). Par ailleurs, en raison d'une "baisse assez notable des inscriptions réservées aux non résidents de La Réunion", il reste encore 300 places disponibles pour les raideurs réunionnais. Il semble que la 14ème édition du Grand Raid soit elle aussi victime de l'épidémie de chikungunya. Félicitations et un grand merci à tous nos "chikungunyologues" et à leur savoir faire sans lequel tout celà n'aurait pas été possible.
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